39. La Voie de l'équlibre By jess m'a ramenée à l'Unité : Comme Horus, j’ai été fragmentée, mise en pièces.

Le chemin parcouru : Cognitif > Emotionnel >Mise en pratique >Relationnel = Compétences de vie ou psychosociales

Mon âme d’enfant a été éteinte, à petit feu tElle une flamme, vulnérable face à ce.ux qui devaient prendre soin de moi. Ca a commencé avec la tentative de noyade, nourrisson.

Aujourd’hui, je comprends que l’apprentissage de la parentalité est lui aussi composé de compétences psychosociales, qui n’ont pas été transmises et donc mises en pratique. Le passé de mes anciens, le mien donc également a été rempli de violences diverses.

Mon coeur d’enfant, dont la candeur aujourd’hui, la naïveté hier, a appris à se préserver avec un semblant de légèreté. C’est cette précieuse souplesse émotionnelle citée par Guy Corneau, psychanalyste de profession et dont les livres m’ont guidée vers mon estime de moi.

Je vivais le : « Quand on tombe on se relève ».

Mon corps d’enfant, je l’ai oublié après mes 7 ans, année de l’agression sexuelle que j’ai subi et qui a failli éradiquer ma santé sexuelle.

Ce corps dont je ne comprenais que la joie de choisir comment le parer, seul espace où je pouvais m’affirmer, vivre mon individualisation (psychologie : Je Suis ou auto-détermination). Je me trouvais aussi quand je me maquillais pour être belle, ou quand je mangeais moins pour être aimable. Tout cela est mensonge, endormie j’étais.

J’ai fuis ce.ux qui me retenaient dans la nuit du coeur, à 18 ans. Oui, j’avais toutes mes dents ! Arriver à trouver un brin d’humour, cela aide.

Mais si l‘ombre est dans le coeur, alors partout où j’irais elle me suivrait. J’ai longtemps crû que j’étais cette ombre, cette colère, cette rage qui sourdaient en mon corps, mon coeur que je croyais mort et mon âme que je croyais damnée à jamais.

« Là où est ton coeur, c’est ta maison et ton royaume ».

Cette ombre composée de mes blessures narcissiques selon la psychologie du développement, ou les blessures de l’âme dans le développement personnel.

Le développement personnel, discipline fondée par les psychologues carl Jung, Carl Rogers et Abraham Maslow, parce qu’ils ont posés les théories, les outils pour aider à apprendre prendre soin de notre bien-être et contribuer à la communauté humaine.

Mes blessures, mon ombre, où était perdue mon âme, là où naissent mes pensées, ma conscience, mon coeur, selon le dictionnaire le Larousse. Toutes mes croyances, mes pensées, mes émotions et donc mes comportements naissaient ici, dans ce taudis.

Mise en pièces, calfeutrée dans ce taudis, je voulais sortir mais je ne savais pas comment. J’avais beau mettre un sourire sur mon visage, il ne reflétait que mon chaos émotionnel. Mes mots, mes regards, mes silences étaient tous empoisonnés par la trahison, le rejet, l’abandon, l’humiliation et l’injustice que j’avais subi, depuis mon enfant, au travail, dans mon quotidien. Acculée dans mon taudis, seul abri que je me connaissais.

Il me manquait de la conscience, de moi, de mes émotions, de mes ressources et de mes stratégies pour faire face aux difficultés de la vie.

Alors j’étais catégorisée, encore. J’étais déjà femme, jeune femme soit le « sexe faible », agressable à souhait, digne de propos sexiste et de harcèlements par tous et à tout âge. Sans diplôme, sans expérience professionnelle, pas assez bien,...Tout ça jeune, c’est lourd, cela le devient encore plus, quand on complète à l’âge adulte avec les violences professionnelles et structurelles.

Je ne vous ferai pas l’éloge de l’intégration sociale du sociologue Max Weber, mais qu’est-ce que j’aurais aimé que l’on construise notre société dessus. Nous pourrions tous alors nous retrouver autour de la table ronde du Roi Arthur, avec Merlin ! Bon, c’est le moment de pausesmile

J’avais besoin de légèreté et de me retrouver, entière.

Toutes mes pièces détachées, je les ai trimbalée, de relation en relation professionnelle, personnelle, spirituelle. Partout, je devais renoncer à être moi : parfaitement humaine.

La conscience de mon corps n’était toujours pas là, ni même celles de mes émotions. Alors, je me distrayais, oubliais avec mes meilleurs amis alcool, tabac et cigarette, l’humain m’avait trahie, eux répondaient toujours présents.

Mais tout a un prix, moi, mon âme, ma conscience.

Heureusement, j’avais connu l’Amour Divin, une compassion incroyable, impensable, ancré dans mes souvenirs d’adolescente, avant d’avoir quitté ce groupe qui me poussait à quitter ma famille pour la foi, personne ne peut m’obliger à faire ça.

C’est à cet amour que j’ai fait appel, quand plongée dans mes ténèbres, la luxure et l’effroyable saleté où l’on a baigné mon corps. A l’approche de la mort, j’ai prié pour mon âme. J’étais fatiguée, l’esprit embrumé par de l’alcool à 40°, je renonçais à combattre avec un Notre Père. J’en avais assez, je pouvais partir et être enfin en paix.

Mais vous savez quoi ?! Je suis toujours là ! Comme dirait l’âne dans Shreck : « j’ai pa mourusmile ».

Trouver sa source de motivation
Les théories activationnelles, connues grâce à Freud, choisir entre ce qui nous fait souffrir ou plaisir, entre le succès ou l'échec sont les bases pour des actions soutenables. J'ai choisi de ne compter que les actes qui me donnait satisfaction : Etre la mère que je voulais être pour mes enfants.

Depuis, j’ai cheminé d’abord pour mes enfants. Je ne pouvais être la mère que je n’aie jamais eu. Je ne pouvais leur donner un parent qui ose vivre, malgré ses enfers collés aux basques.

J’ai fais des choix, je me suis plantée, j’ai toujours recommencé, rapidement ou non. C’est ça le chemin de l’école de la Vie, avec ses mystères et ses miracles cachés dans le quotidien. Car j’ai compris à chaque situation, expérience de vie que c’est sur le terrain que je peux apprendre. Une chose était sure, je ne voulais plus souffrir et j’étais prête pour faire tous les efforts pour y arriver.

« Soit j’apprenais à m’aimer, soit je m’aimais ».

C’est grâce à mes explorations, rituels (prières matinales et quotidiennes) spirituels, je cherchais la Lumière, la Source. J’avais soif et faim. J’ai trouvé ce.ux et cElles qui m’ont rappelées que je suis Digne d’être la Reine de et dans ma Vie. La seule importance pour Moi, oeuvrer pour le plus grand bien de tout et tous, avec La Lumière, L’Amour, La Vérité, La Paix. J’avais compris que ma haine m’alourdissait et me freinait, et ça ce n’était pas possible.

« Por La Luz, Por L’Amor, La Veridad, La Paz ».

Ma croix du Nord, quand je manquais de motivation pour agir alignée.

La mise en pratique


Mais j’avais du mal à l’intégrer dans le quotidien, j’aime beaucoup la laïcité. Elle permet à tout un chaque un d’être, d’être ensemble dans la communauté humaine, forte des valeurs portées par tous.

Je suis partie à la recherche de la « colle » pour mes pièces détachées. C’est dans mon domaine professionnel que j’ai pu trouver mes réponses, mon liant. J’étais comme le public que je voulais accompagner, je voulais lever leur freins à l’emploi après des violences, à l’apprentissage.

Je suis tombée dans mon beurre, entre la philosophie avec l’aide de la thèse de Bertille De Vliegher sur l’introspection dans la connaissance de soi et nos émotions. Puis, avec le journal de Beck pour travailler sur mes addictions, et le journaling et la logothérapie de Victor frankl, j’avais enfin du concret, des connaissances pour mieux me connaître et me libérer émotionnellement.

C’est là que j’ai découvert les compétences psychosociales, ces compétences de vie mises en avant par l’Organisation mondiale de la santé, depuis 19931. J’ai trouvé le chemin et je l’ai parcouru.

Pour le mettre en pratique, j’ai eu besoin de prendre aussi soin de ma santé globale. La santé globale, selon l’Organisation mondiale de la santé est composée de la santé physique, mentale, sexuelle et sociale. Un modèle holistique a vu le jour, ma Voie de l’équilibre pour activer, préserver et protéger ma résilience en action.

J’ai du faire la paix avec mon passé, me faire justice en prenant soin de moi et en ne me laissant pas gagner par la haine et la vengeance. J’y ai longtemps pensé, mais à quoi bon Ma vie est courte, nous aurons tous à rendre des comptes et les miens je les veux clairs. C’est la tête haute que je marcherais, parfaitement humaine parce j’apprends toujours mais avec dignité.

J’abandonne tout ce qui ne marche pas pour Moi. Je peux voir ainsi mes rêves réalités se réaliser.

Rassemblée, j’ai retrouvée l’unité et le chemin de l’harmonie que je peux activer avec mes pensées, en restant focalisée sur mes projets qui m’honorent et la communauté humaine. Je ne l’ai pas fait seule, j’ai été initiée, entourée et protégée.

Je peux vivre les moments difficiles, ces moments de vulnérabilités, avec patience et je me retiens de fuir, d’abandonner avant d’avoir résolu le défi, la leçon de vie. Je transmute l’énergie de mes émotions en fuel pour aller de l’avant. Je peux faire face à l’un connu pour aller de l’avant.

Je peux rester dans mon authenticité, même quand je traverse ma journée de guérison. C’est là que j’ai retrouvé mon enfant intérieur, cette princesse peut s’exprimer et pleurer ce qui la retenait dans le silence, pour ensuite revenir à la vie.

Je pratique la médecine de l’Amour, pour guérir le coeur de l’Humain Puissant car Résilient.

L’Estime de Soi est la clé, le chemin et la porte de la Voie de l’équilibre By Jess. Elle permet de se réconcilier après des générations de blessures, de violences subies et de déni de soi, comme pour un nouvel âge d’or. Un nouveau processus à vivre et à partager.