50. La libération émotionnelle ou énergétique
Cette étape se passe dans notre dimension spirituelle, siège de nos pensées, notre mental.
Pour avoir besoin de se libérer, c'est que notre mental agit à partir d'un égo blessé. Cet égo blessé, plus il a été confronté à des expériences de violences, plus il crée des scénarios, des schémas de croyances, de pensées et de comportements automatiques (mécanismes de défenses). Il est bien évidemment livré avec un trouble de stress post-traumatique, parfois conséquent et invisible.
Pour qu'il y ai blessure, il y a violence et cette violence peut être physique, mentale, sexuelle, symbolique.
Alors, il peut s'agir de violence intrafamiliale, qui dès notre naissance peut créer un futur adulte à l'enfant intérieur perdu, mais pas introuvable. Il y a aussi les violences professionnelles, celles qui glissent entre les mots humiliants, les tons pédants et les comportements répétitifs, ce harcèlement moral qui meurtris de nombreux professionnels, à tous postes. Enfin, il y a cette violence structurelle qu'est la précarité. La précarité peut nous mener à des handicaps psychosociaux*.
Une personne spirituelle, c'est celle qui a eu ce déclic intérieur. J'ai oublié de préciser, une victime de violence comme dans tout changement dans une vie ou dans une unité au sens de Bergson, cette personne ne peut changer que depuis l'intérieur. En formation pour adultes, précisément en andragogie (pour les adultes (Knowles), il faut un point A pour aller à un point B.
Ce chemin, réalisé au fil des croyances, des pensées et des comportements mène à une posture, une vérité pas toujours agréable à accepter : Victime (Karpman). Cette "veste" est lourde à porter. Elle porte le poids de la culpabilité, de regrets, de ressentiments et parfois la haine de son bourreau ou de celui, celle que l'on croyait son sauveur. C'est oser prendre sa place en tant que son propre libérateur, libératrice, avec du soutien ou non.
Car la connaissance de soi, lieu de notre libération émotionnelle, est le lieu où émerge notre résilience, cette envie d'aller de l'avant, de vivre à nouveau. Cela demande de sortir des reconstitutions involutives auxquelles nous sommes habitués.
Mais attention, ce n'est pas parce que l'on répète des schémas toxiques que l'on "aime ça". Nul être vivant n'est porté naturellement vers la mort, sauf en fin de vie, en souffrant le martyre physiquement en plus de la blessure morale de notre départ.
Ce qui se "joue" là,, c'est la base de notre "Je Suis Digne, je crois que je mérite le respect, de prendre ma place, de ne plus souffrir". C'est le lieu sacré de notre estime de nous. Cette valeur que l'on se donne, au-delà de l'expérience de vie, du corps, c'est spirituel (Larousse : pensées mental).
Cette estime de soi que nous rappelle très bien le psychanalyste Guy Corneau, dans son livre "Le meilleur de soi" et que je conseille vivement après avoir vécu la nuit noire de l'âme.
L'estime de soi réaliste précisément pouvoir se dire :"Je ne suis peut être pas la plus belle personne, la plus intelligente mais j'ai des talents, des compétences. Je peux les mettre en action, à profit dans mes projets pour prendre ma place, pas celles de autres ou les laisser prendre ma place".
C'est le genre d'écrit libératoire que je propose dans mes parcours E.quity, pour développer les compétences psychosociales. Le but de se relier à soi pour mieux se relier aux autres. Comme le dit Enguerrand du Roscoät : " Le
développement des compétences psychosociales est un enjeu important en termes de prévention,notamment des conduites à risques et en particulier de la santé mentale.
La santé mentale est cet état de bien-être (OMS) qui permet de faire face aux difficultés, dites normales, de la vie quotidienne. cet état nous permet de nous former pour évoluer, rester agile, d'être productif dans notre emploi ou notre recherche d'opportunité professionnelle pour contribuer à la communauté humaine.
Donc la libération émotionnelle, ou énergétique dans la thérapie alternative, sa cible est l'estime de soi. L'estime de soi sera soit restaurée ou construire sur des fondations théoriques solides et des actions pratiques, grâce aux compétences de vie ou psychosociales.
Cela se fait un jour à la foi, cette croyance en soi que l'on peut développer sa capacité à être une personne résiliente, après des violences, après des expériences difficiles.
C'est parce que j'ai réussi à me libérer émotionnellement, qu'aujourd'hui je partage mon expérience et les outils que j'ai créé (Pair-aidance) avec Résilience By Jess.
Dans les cours L.iberty, ma contribution à la santé mentale et à l'inclusion, l'insertion, je vous propose des outils pour vous guider.
Prenez soin de vous, vous êtes des personnes précieuses.
* (Vandecasteele, I. et Lefebvre, A. (2006). De la fragilisation à la rupture du lien social : approche clinique des impacts psychiques de la précarité et du processus d'exclusion sociale. Cahiers de psychologie clinique, 26(1), 137-162. https://doi.org/10.3917/cpc.026.0137.
