9. Qui suis-je ? Une quête noble à tout âge.


Je ne rentre dans aucune case, si ce n’est celle d’être humaine, vivante, puissante car résiliente.

Non, ce n’est pas juste comme je m’appelle, c’est du moins ce que je croyais avant.

Je ne savais pas ce qu’étaient mes croyances soit ce qui me motive, ce qui compte pour moi. Je ne savais pas ce que je pensais ou qui j’étais. Mon âme m’était inconnue, mes valeurs celles qui me donnent envie de me lever malgré les difficultés. Je ne savais même pas de quoi j’avais besoin.

Imaginez, une personne, une adulte qui ne sait pas qui elle est. Cette quête n’a pas commencée juste comme ça, après une envie naturelle.

Non, tout a commencé après une situation de violence au travail. Bien sur ce n’était pas la première, depuis mon entrée dans le monde du travail, j’avais reçu des propos sexistes, des propos inappropriés, oui je suis une femme et surtout une professionnelle compétente.

C’est une énième situation de harcèlement qui m’a réveillée. Mon équipe et moi même étions la cible d’une violente opération d’humiliation, répétée et à la vue de tous. La violence professionnelle est un des fléaux pour la motivation, l’envie d’agir pour le collectif, l’envie d’agir pour soi.

Après avoir défendu le droit de mon équipe, non notre droit à la santé mentale au travail. C’est là que j’ai eu besoin de savoir pourquoi je répétais des situations où je restais victime et où le bourreau se réveillait en moi et que seule la sauveuse se levait. J’ai traversé l’enfer du divorce, d’avoir choisi de ne plus vivre la violence dans ma dimension professionnelle. J’ai renoncé à un salaire pour avoir la paix. J’ai payé mon droit à la liberté, plusieurs fois.

Alors qui suis-je ? Comment j’ai fais pour me retrouver 

Je suis devenue une exploratrice de la connaissance de moi. J’ai commencé cette quête en mode « Games of Thrones ».  J’ai traverser les champs de ma vie en ruines, tout cela causé par des violences intrafamiliales, professionnelles et structurelles.

J’ai pris conscience de moi et de mon corps, j’ai découvert ma capacité à me maîtriser et à prendre des décisions constructives pour moi aussi. J’ai ensuite pris conscience de mes émotions, de mes sources de stress. Alors j’ai appris à réguler mes émotions, gérer mon stress. Regarde moi aujourd’hui à essayer de communiquer de façon plus constructive (j’ai encore des choses à apprendre!). Je sais résoudre les difficultés qui se présentent devant moi et j’apprends à développer des relations constructives.

Ce sont des compétences que j’ai développés, mis en pratique et vers lesquelles je reviens dès que j’oublie. Ces compétences psychosociales ont été repérées par tous les acteurs qui ont pris conscience que l’humain est au coeur. 

L’humain a droit de vivre dans une bonne santé mentale, soit cet état de bien être qui permet de faire face à tous ses défis quotidien, de développer ses compétences pour évoluer, d’être productif dans ses projets et d contribuer à la communauté humaine, ce n’est pas moi qui le dis c’est l’Organisation mondiale de la santé.


Etre bien c’est un droit, prendre sa juste place c’est un droit. Etre debout face aux défis dans sa dimension spirituelle laïque (ce que je crois, ce que je pense participe à mon bien-être, ma santé mentale), ma dimension personnelle (savoir qui je suis, ce que j’aime, ce qui me motive,…) et dans ma dimension professionnelle (je sais qui je suis et j’agis sans délai pour mes projets, pour prendre ma place à moi) c'est un droit et je m'engage envers moi, chaque jour.

Est-ce que c’est facile ? Pas du tout, un combat au quotidien.

Surtout quand tu as des croyances limitantes, des pensées parasites qui te collent au corps, au cerveau, au coeur et surtout dans une mémoire émotionnelle parfois trop lourde. C’est pour cette raison que prendre soin de ma santé est indispensable et complémentaire pour obtenir les meilleurs résultats, un jour à la foi.s.

Je suis revenue à mon axe, j’ai retrouvé mon étoile du nord avec des valeurs fortes. J’ai retrouvé mon envie de bien agir pour moi et notre belle communauté humaine.

Alors, à Toi qui me lis aujourd’hui ton chemin est unique. Je veux te partager cette définition de l’estime de soi réaliste, tout droit issue de Guy Corneau, un professionnel psychanalyste qui a écrit « Le meilleur de soi » et que je conseille vivement.

Estime de soi réaliste, pouvoir se dire face à son miroir, à ses défis spirituels, personnels et professionnels : « Je ne suis peut être pas la plus belle personne, la plus intelligente, rajoute ce qui te parles le plus, mais j’ai des talents, des compétences que je peux mettre à profits pour mes projets et prendre ma juste place, pas celles des autres et sans laisser la mienne aux autres ».

Si tu veux commencer ta quête, que tu es autonome et que tu as ce désir de te rappeler qui tu es, je te laisse découvrir mes offres et partages de soutien psychosocial et spirituel.


Prends bien soin de Toi, tu es une personne précieuse.

Jessy Reine, Sol A Ria.